mardi 7 février 2017

Le texte de Simon P.

 "Cette mésaventure se déroula au mois de novembre. Une nuit, je cheminais sur une route lugubre bordée d'arbres de chaque côté. Il faisait noir, noir, très noir ! Le brouillard  m'entourait et m'étouffait. J'avais peur, sans parler de ces arbres qui me faisaient trembler. C'était une peur à me couper le souffle, une peur qui me rongeait de l'intérieur et qui me rendait malade. Les branches sans feuilles des arbres ressemblaient à des araignées. Plus je m'enfonçai dans cette route effrayante et moins je me sentais bien. J'interpellai mon cocher et lui demandai combien de lieues il nous restait à faire avant de sortir de cet enfer. Il ne me répondit pas..."

Le site web de la semaine #3

Cette semaine, pars à la découverte d'une des figures de la peinture impressionniste : Claude Monet, à retrouver sur ce site.

Déjeuner sur l'herbe - 1866

La barque à Giverny - 1887

Les agapanthes - 1914-1926

Palais des Doges - 1910

Claude Monet - 1899

lundi 6 février 2017

Le texte de Malo.

"Je m'étais perdu lors d'une promenade. J'étais seul au milieu d'un chemin, il y avait du brouillard, il faisait frais. J'entendais du bruit derrière moi, comme si quelqu'un me suivait. Je me retournais tout le temps mais je ne voyais rien avec le brouillard. Je n'entendis plus rien. D'un seul coup, une terrible tempête se leva. Il pleuvait, il y avait de l'orage et les branches des arbres craquaient. J'avais la boule au ventre..."

dimanche 5 février 2017

Le texte d'Héloïse.

"Mon cocher me ramenait, il faisait beau, le ciel était bleu. A l'approche de ma maison, le ciel devint noir, noir, tellement noir. Le brouillard commença à tomber. Je demandai au cocher de me déposer dans mon allée et de repartir. Quand je posai le pied au sol, j'eus un mauvais pressentiment. J'avais l'impression d'avoir le souffle coupé. Je ne voyais rien, c'était le brouillard qui me cachait mon allée. J'étais toujours inquiet. J'avançai petit à petit puis je m'arrêtai. J'eus l'impression que la terre tremblait. J'essayai d'apercevoir les arbres pour m'y tenir. Je ne voyais toujours rien mais je sentis une odeur écœurante, répugnante, nauséabonde et j'entendis des sabots et des hurlements de loups. J'étais très inquiet, angoissé, même terrifié..." 

samedi 4 février 2017

Le texte d'Alika.

"Je traversais une route déserte et sombre. Il y avait des bruits étranges, comme des feuilles qui craquaient et des arbres qui se cassaient, il y avait beaucoup de vent... Je continuais mon chemin mais plus j'avançais et plus ma route devenait indistincte. J'avais l'impression de ne pas être seule. J'avançais encore mais tout à coup j'entendis un bruit qui me fit hurler de peur... 


Ce n'était qu'une chouette en haut de son arbre qui hululait avant de pourchasser un mulot. Puis je sentis une odeur nauséabonde, c'était un renard en décomposition. Des corneilles tournoyaient autour du cadavre. Je sentis le temps changer. La pluie commença à tomber. Mes pieds s'enfonçaient dans le sol boueux. Le chemin en était davantage lugubre, bizarre et angoissant."

vendredi 3 février 2017

Le texte d'Eline.


"Je cheminais dans une forêt qui me donnait la chair de poule. Cette forêt était sombre, sombre, si sombre que je ne distinguais pas ce qu'il y avait à l'horizon. Les arbres semblaient morts mais le brouillard me donnait l'impression d'une sorte de présence. La nuit était tombée, je ne pouvais donc plus faire demi-tour. Tout à coup le vent se mit à souffler avec une telle force que je faillis m'envoler. Les feuilles des grandes rangées de chênes donnaient avec le reflet de la lune des ombres inquiétantes. 
J'essayai d'accélérer le pas dans le silence le plus complet mais une brindille craqua sous ma chaussure et j'entendis quelque chose qui me glaça le sang. Je pris mes jambes à mon cou pour essayer de rentrer chez moi."


mercredi 1 février 2017

La question de la semaine n°13 - Solution et résultat.

Un grand bravo à Youna qui a été la plus rapide hier soir !

Katsushika Hokusai (1760-1849) est un peintre, dessinateur, graveur et poète japonais qui influença l'art européen du 19e siècle. 

Hokusai, Autoportrait à quatre-vingt-trois ans, 1843.

Auteur de plus de trente mille dessins, Hokusai fit connaître en Europe le mot manga - que l'on peut traduire par "croquis" ou "esquisse spontanée" - grâce à son recueil d'images intitulé Hokusai Manga, en 1814. 

Hokusai, dessins extraits de Hokusai Manga, 1814.

Hokusai participa également à la popularité de l'ukiyo-e ("image du monde éphémère"). Ce mouvement artistique regroupe des estampes (c'est-à-dire des images gravées) peu coûteuses représentant des sujets et des thèmes inspirés par la vie quotidienne : les femmes, les lutteurs de sumo, le théâtre, les paysages de la nature, la faune et la flore... C'est dans ce cadre-là que le maître japonais a réalisé ses œuvres les plus célèbres : il s'agit de la fameuse série des Trente-six vues du Mont Fuji à laquelle appartient La Grande Vague de Kanagawa... 

Hokusai, Ejiri dans la Province de Suruga,
trente-cinquième estampe des Trente-six vues du Mont Fuji, vers 1830.

Hokusai, Le lac Suwa dans la province de Shinano,
huitième planche supplémentaire des Trente-six vues du Mont Fuji,
vers 1830.

Hokusai et d'autres artistes de l'ukiyo-e, comme Andō Hiroshige (1797-1858) ou Utamaro (1753-1806), ont profondément marqué les peintres impressionnistes : Claude Monet possédait à la fin de sa vie deux centre trente et une estampes japonaises, toujours visibles aujourd'hui dans sa maison de Giverny... 

A gauche : Portrait d'une courtisane, Utamaro, fin du 18e siècle.
A droite : La Japonaise, Claude Monet, 1876.

Le goût pour des thèmes quotidiens, la représentation d'espaces naturels spectaculaires et changeants selon le point de vue, le choix fréquent de décentrer le sujet principal du tableau, le travail par séries sont autant de façons de travailler communes aux artistes japonais et à Monet.

Hokusai, Hodogaya sur la route du Tōkaidō, 
trente-sixième estampe des Trente-six vues du Mont Fuji, vers 1830.

Claude Monet, Sous les peupliers, effet de soleil, 1887.

Observez enfin le point de vue et la composition de l'estampe ci-dessous, avec ses larges bandes de ciel et de mer :

Hokusai, Terrasse Sazai, le temple de 500 rakan, 
septième estampe des Trente-six vues du Mont Fuji, vers 1830.

Cette image vous rappelle quelque chose ? C'est normal, regardez... 

Claude Monet, Terrasse à Sainte Adresse, 1867.

Pour prolonger le plaisir des yeux et en savoir plus sur les maîtres de l'estampe japonaise, je vous recommande vivement l'exposition virtuelle de la Bibliothèque Nationale de France, entièrement accessible ici. 

Régalez-vous et à demain pour un nouveau texte de 4B !