mardi 31 janvier 2017

La question de la semaine n°13

Ce soir, les impressionnistes vont nous faire voyager jusqu'au Japon et aux origines du manga ! Amateurs éclairés, ne passez pas votre tour... 

La question de la semaine n°13

Qui est l'auteur de cette célèbre image ?


Indice n°1 : Cet artiste japonais s'est parfois surnommé le "vieux fou de dessin".

Indice n°2 : L'estampe ci-dessus a pour titre La Grande Vague de Kanagawa.

Vous répondrez en faisant une phrase. Que le plus rapide gagne !

A tout de suite...

Le texte de Matis.

"C'était en novembre 1890. Je me rendais à cheval, en Normandie, pas très loin de Rouen, chez un ami d'enfance. Il faisait beau ce jour-là. J'étais parti le matin pour arriver l'après-midi. J'arrivai soudain sur une route étroite entourée d'une forêt. Il y avait du brouillard au loin. Plus j'avançais, moins je voyais. Enfin, je ne perçus plus les choses qu'à un ou deux mètres de moi. J'entendis des pas dans la forêt, de chaque côté de moi, mais je ne distinguai rien. Une branche tomba alors juste devant moi, je sursautai. Je commençais à avoir peur et mon cheval n'était plus tranquille. J'avais l'impression d'être suivi et je regardais souvent derrière moi. Je crus entendre une voix, je demandai s'il y avait quelqu'un, mais personne ne répondit. J'avançais toujours, quand j'aperçus soudain une lumière qui m'éblouit. Je tombai alors de mon cheval qui s'échappa au galop. J'étais allongé par terre. J'aperçus une ombre..."

lundi 30 janvier 2017

Le texte d'Adèle R.

"Ce soir-là, des amis m'avaient invité à venir souper chez eux. Je connaissais très mal la route, car la dernière fois que je l'avais empruntée, il faisait très sombre. Je me rappelai du raccourci dont mes amis m'avaient parlé la veille : "Tu tourneras à gauche avant Dieppe, tu verras alors un petit chemin bordé d'arbres et tu prendras ensuite la première à droite." 
Je pris alors la route indiquée et débouchai sur un chemin de terre que je n'avais jamais emprunté. Plus j'avançais et moins je distinguais ce qui se trouvait devant moi. A cause du brouillard et de la nuit qui tombait, je faillis tomber à plusieurs reprises.


Il n'y avait pas le moindre signe de vie dans les champs à côté, pas une vache, pas un cheval. Seul le bourdonnement des moustiques me donnait l'impression d'être moins seul. Je ressentais malgré cela l'impression d'être regardé. J'entendis à plusieurs reprises un crissement qui me fit froid dans le dos. Il ne cessa pas du trajet, et plusieurs fois je sentis quelque chose me frôler dans le dos. Sans doute n'était-ce rien d'autre que le vent. La boue collait à mes chaussures comme si elle voulait m'emmener avec elle au plus profond de la terre. Les arbres avaient perdu leurs feuilles et ils semblaient me montrer de leurs branches pointues et crochues comme des doigts."

dimanche 29 janvier 2017

Le texte de Julie M.

"Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé. J'en ai encore la chair de poule. Je revenais à pied de chez mes amis. J'avais l'esprit ailleurs, heureux, mais je ressentais un mal de tête intense, j'avais sûrement trop bu. 
J'arrivai au niveau d'une route. Je distinguais des arbres qui avaient l'air de monstres géants avec des milliers de bras qui semblaient prêts à m'attraper pour me dévorer tout cru. Je commençai à me sentir angoissé. Plus j'avançais et plus il faisait noir, noir, encore noir. Un grand frisson de peur m'envahit. Je m'arrêtai pour reprendre mes esprits. Tout à coup il me sembla entendre des loups, des loups, oui, je crois bien... des loups, comme s'ils me poursuivaient. Je me retournai inquiet, je ne distinguai rien à l'horizon. J'étais en sueur, effrayé, paniqué, je crus que j'étais fou. Il me restait encore quelques kilomètres à parcourir avant de rentrer chez moi et j'avais l'impression que je n'y arriverais jamais."

samedi 28 janvier 2017

Le texte de Clara.

"La nuit tombait lentement, mais la lune était déjà visible. Elle était entourée d'un halo clair et projetait des ombres inquiétantes sur le sol. Le ciel était sombre, sombre, si sombre qu'aucune étoile n'apparaissait. J'avançais dans une allée bordée de peupliers, ces géants armés de longues griffes, qui semblaient me regarder passer. Tout autour, ce n'étaient que des champs à perte de vue, comme une étendue de sable quand la mer se retire si loin qu'il est impossible de l'apercevoir. Soudain, une légère brise se leva, apportant avec elle les effluves des feuilles mortes tombées sur le sol. Au bout d'un moment qui me sembla une éternité, la brise sifflante s'arrêta subitement et fut remplacée par une brume silencieuse qui progressait lentement avec ses tentacules blanchâtres. Ma vue était alors gênée, je voyais à peine à trois pas devant moi. Les arbres qui m'étaient apparus avec netteté devenaient des masses sombres, indistinctes et effrayantes. Au loin, il me semblait entendre des sifflements. Peut-être n'était-ce que le vent qui s'était remis à souffler ; je n'en savais rien. Je m'arrêtai et scrutai le paysage. Il me sembla percevoir du mouvement sur ma gauche. Je crus entendre des halètements, des piétinements. Je tournai sur moi-même, tentant d'apercevoir les auteurs de ces bruits, s'ils existaient. Je ne vis rien. Mon imagination me jouait-elle des tours ? Y avait-il quelqu'un ou quelque chose dans les parages ? Inquiet, je pressai le pas..."

Le texte de Hugo.

"J'étais seul sur cette route sans lumière. Je distinguais à peine le bout de mon nez. Cette vilaine et épaisse brume rendait ma marche difficile. Arrivé sous le tunnel formé par les arbres, je m'arrêtai après avoir entendu une branche craquer non loin de moi. Je repris ma route, pensant que le bruit était sûrement un mauvais tour de mon imagination. J'entendis le même bruit, au même endroit, un bruit si indistinct, si vague. Je demandai avec doute : "Y a-t-il quelqu'un ?"
Aucune réponse. Je repris ma route, me forçant à croire que ce bruit était irréel. Les flaques d'eau sur la route me trempaient les pieds à chaque pas. Quelques chants de corbeaux, le coassement des grenouilles, puis, tout à coup, rien, plus un seul bruit, rien. Aucun signe de vie. Les feuilles commencèrent à tomber en abondance, saturant ce ciel épais de brouillard. Je vis au loin un halo très lumineux. Je fermai les yeux un instant puis les rouvrit pour voir si cette tache blanche était réelle. Elle s'était rapprochée. Je répétai cette opération plusieurs fois jusqu'à ce que ce halo fût juste devant moi. Je ressentis alors un souffle gelé, qui me glaça le visage. Était-ce le vent, était-ce le souffle d'une quelconque forme de vie ? Je n'en sus rien...!"

Le texte du jour

Cette semaine, après avoir travaillé sur les décors des récits fantastiques, chaque élève de 4B a rédigé une description à la manière de Maupassant, en s'inspirant de cette image :


Ce décor normand devait être vu à travers le regard du personnage principal qui cheminait sur la route.

Pour les jours à venir, je vous propose donc de découvrir les textes les plus réussis... 

Aujourd'hui, nous commençons cette nouvelle série avec le texte de Hugo. Bonne lecture à vous !